Résumé
Une fois l'installation de votre serveur complété, vous aurez sans doute besoin d'installer ou d'enlever des logiciels. Avec Mandriva Corporate Server 4, vous avez 2 options pour accomplir ces tâches : en mode graphique avec Rpmdrake (voir Section 1.3, « Gestion des logiciels avec Rpmdrake ») ou en mode texte. La dernière option se compose de urpmi pour l'installation et la mise à jour, de urpme pour retirer des paquetages RPM, urpmf et urpmq pour faire des recherches dans la base de données RPM. Ces logiciels sont également la fondation dernière Rpmdrake.
Le but principal de urpmi est de simplifier le téléchargement et l'installation de paquetages RPM. Les logiciels RPM contiennent souvent des dépendances : urpmi reconnaît ces dépendances, télécharge les paquetages requis et retire les paquetages déjà installés susceptibles d'entrer en conflit.
urpmi récupère la liste des RPM disponibles et les RPM à partir d'un média source. Pour simplifier, un média source se décrit par un nom et une location spécifiée par un URL. Actuellement, les médias supportés incluent les disques locaux, des disques amovibles tels que des CD, des images ISO, et des médias réseau via différents protocoles (http, ftp, ssh et rsync). Les partitions réseau montées via NFS sont traitées comme des disques locaux.
Voici les options des base de urpmi:
urpmi <liste de noms de RPM>
Cette commande demande à urpmi d'aller chercher et d'installer tous les paquetages et leurs dépendances à partir du média configuré. Dans ce processus, urpmi peut demander des questions. Par exemple, si un paquetage déjà installé a besoin d'une mise à jour, urpmi vous demandera d'accepter cette mise à jour. Si certains paquetages doivent être retirés (à cause de conflit avec le RPM que vous voulez installer), vous devrez aussi le confirmer. Dans certains cas, urpmi vous proposera également des choix entre différentes alternatives, habituellement la « meilleure » proposition sera choisie par défaut.
Une autre fonctionnalité très utile de urpmi est de mettre à jour tous les paquetages à la dernière version disponible sur le média. Pour ce faire, utilisez la commande suivante :
urpmi --auto-update
urpmi peut également installer des fichiers RPM directement. Plutôt que d'utiliser rpm -i foobar.rpm, vous pouvez passer le chemin du fichier RPM à urpmi et celui-ci tentera de résoudre les dépendances requises :
urpmi /home/user/foobar.rpm
Voici quelques options utiles pour urpmi :
Mode automatique : urpmi ne pose pas de question et choisit toujours la sélection par défaut.
Pour tester l'installation de paquetages sans installer ou modifier le système.
Cette option force urpmi à utiliser le média spécifié, plutôt que la sélection par défaut (tous les médias). Vous pouvez également utiliser une sous-chaîne de caractères afin que urpmi utilise tous les médias contenant cette sous-chaîne dans leur nom. Par exemple, urpmi --auto-update --media sous-chaîne cherchera des mises à jour sur des médias contenant « update » dans leur nom.
urpmi est utilisable seulement lorsqu'au moins un média est défini. Habituellement, l'installation du système configure une sélection prédéfinie de médias, correspondant à la méthode d'installation utilisée : les CD d'installation, un serveur HTTP ou FTP si vous installez depuis un réseau. Pour ajouter des médias, utilisez urpmi.addmedia :
urpmi.addmedia [options] <name> <url> [with hdlist]
Dans cet exemple, <name> est le nom du nouveau média, <url> est l'URL où se trouvent les RPM, et le paramètre « with » permet de spécifier le fichier de description du contenu du média.
Les URL
supportées peuvent être : http://,
ftp://, rsync://,
ssh:// (qui utilisera rsync
sur ssh), file://, et
removable://. removable://
fonctionne comme file://, en indiquant à
urpmi que le répertoire est monté à partir d'un média
amovible comme un CD ou un
DVD. Si le média requiert une authentification,
vous pouvez utiliser la syntaxe usuelle
URL :
<scheme>://<login>:<pass>@host/path
Ces informations ne seront pas conservées dans un fichier humainement lisible.
Dans certains cas, si votre média pointe vers un serveur HTTP ou FTP externe, vous aurez peut-être besoin de passer par un mandataire (proxy). Utilisez les options --proxy et --proxy-user, la seconde étant requise si votre serveur nécessite une authentification.
Il s'agit d'un opération très simple. Pour supprimer un média nommé foo, utilisez simplement la commande :
urpmi.removemedia foo
Certains médias ne changent jamais, le CD-ROM par exemple. Par contre, d'autres médias, typiquement les mises à jour, sont en croissance. De nouveau RPM sont ajoutés et les obsolètes sont retirés. En conséquence, avant de les utiliser, vous devez indiquer à urpmi que leur contenu peut avoir été changé.
Pour ce faire, utilisez le programme urpmi.update. Vous pouvez mettre à jour tous les médias :
urpmi.update -a
Vous pouvez également spécifier le média à mettre à jour :
urpmi.update updates-one updates-two
La façon la plus simple de
créer votre propre média consiste à laisser
urpmi.addmedia le faire pour vous. Par contre,
cette procédure fonctionnera seulement si vous avez un petit
nombre de RPM sur votre disque ou sur un disque réseau partagé
par NFS. Pour ce faire, en assumant que vos
RPM sont dans un répertoire /var/my-rpms,
tapez la commande :
urpmi.addmedia my-media /var/my-rpms
Pour un média contenant une vaste quantité de RPM ou si vous voulez placer votre média sur un serveur partagés, vous devrez utiliser l'outil gendistrib. Celui-ci est disponible dans le paquetage rpmtools. Il génère un arbre miroir pour un ou plusieurs médias.
Un dépôt média typique,
sous le répertoire racine /ROOT/, possède la
structure suivante (nous avons 2 médias, nommés
« first » et « second ») :
ROOT/ - media/
|- first/
| `- media_info/
|- second/
| `- media_info/
`- media_info/
Les RPM sont placés dans
les sous-répertoires first et
second. Le dépôt de métadonnées est conservé
dans le répertoire de premier niveau
media_info. Les métadonnées par média sont
contenues dans les sous-répertoires
first/media_info et
second/media_info.
Les métadonnées par média
sont composées d'un fichier hdlist.cz
contenant une en-tête compressée
(gzipped) des RPM du média, un
fichier synthesis.hdlist.cz (beaucoup plus
petit que hdlist) contenant seulement les
informations nécessaires à urpmi pour résoudre les
dépendances, et si nécessaire, un fichier
pubkey si les RPM sont signés (pour que
urpmi puisse vérifier que les RPM qu'il télécharge sont
signés avec la clé associée à ce média.)
Avant d'utiliser
gendistrib, vous devez créer un fichier
media_info/media.cfg pour décrire ce dépôt.
La syntaxe de ce fichier rappelle celle d'un fichier
.ini. Il contient un fichier par
média
[first] hdlist=hdlist_first.cz name=First
supplementary media
Dans l'exemple précédent,
first est le répertoire,
hdlist_first.cz est le nom du fichier
hdlist qui sera créé (il devra se terminer
par .cz), et name= donne
une description du média.
Ensuite, vous pouvez lancer
gendistrib. Vous devriez lui passer comme
paramètre le répertoire /ROOT/. Il générera
ensuite les fichiers hdlist et
synthesis et tous les autres fichiers requis
pour l'opération adéquate d'un dépôt.
urpmi-parallel
est un ajout utile à urpmi pour installer des paquetages sur
plusieurs hôtes d'un réseau. Il lance une commande urpmi en
parallèle sur un nombre défini de clients. Plus précisément, la
machine sur laquelle vous lancez la commande (le
serveur) teste les résultats sur chaque machine
du groupe (les clients) un par un, télécharge
les paquetages nécessaires pour chaque machine, distribue les
paquetages appropriés à chaque machine, puis appelle urpmi sur
la machine pour effectuer l'installation.
urpmi doit être installé sur chaque client, mais il n'est pas nécessaire que chaque client ait un média défini.
Assurez-vous de pouvoir utiliser ssh vers chaque client (vous pouvez utiliser ssh-add sur le serveur pour éviter d'enter votre mot de passe chaque fois).
Installez urpmi-parallel-ssh ou urpmi-parallel-ka-run sur le serveur. Le premier plugin utilise simplement ssh pour distribuer des commandes aux clients, alors que le second utilise ka-run, une méthode de parallélisation efficace que vous pouvez utiliser avec rsh ou ssh, qui est bien adaptée au grappe de serveurs.
Éditez
/etc/urpmi/parallel.cfg afin d'obtenir
quelque chose de similaire à :
mynetwork:ssh:host1:host2:host3
Sur cette ligne,
mynetwork est le nom de l'alias que vous
allez utiliser pour spécifier le réseau à urpmi;
ssh est la méthode d'installation (pour
utiliser ka-run, vérifier l'entrée
pour /etc/urpmi/parallel.cfg dans
urpmi.files(5)), et hostN sont les noms des
clients sur votre réseau. Vous pouvez mettre
localhost dans cette liste.
Lancez la commande urpmi: par exemple, pour installer « package_name »:
urpmi --parallel
mynetwork package_name
L'outil urpmi.recover vous permet de gérer des retour en arrière de RPM. Bien que rarement utilisé, RPM peut « repackager » les RPM qu'il désinstalle (soit parce qu'ils sont mis à jour ou simplement effacés) puis réinstallé les RPM repackagés, restaurant ainsi le système à un état précédent (avec un peu chance, plus stable).
urpmi.recover offre trois fonctions principales :
urpmi.recover --checkpoint est utilisé pour définir un point dans le temps alors que le système est stable. À partir de ce point, des informations seront conservées pour permettre le retour en arrière vers cet état (ou un état ultérieur au point de reprise).
urpmi.recover --list date permet de lister chronologiquement toutes les installations et les mises à jour de votre système jusqu'à la date spécifiée. Les résultats sont groupés par transaction d'installation. Cette option possède deux variantes : « --list-all » and « --list-safe ». En voici des exemples :
Afficher toutes les installations réalisées depuis hier :
urpmi.recover --list '1 day ago'
Afficher toutes les installations réalisées depuis le 7 février 2006 :
urpmi.recover --list 2006-02-07
Afficher toutes les installations réalisées depuis le point de reprise.
urpmi.recover --list-safe
Afficher toutes les installations et mises à jour connues par la base de données RPM :
urpmi.recover --list-all
urpmi.recover --rollback permet d'effectuer un retour en arrière des installations et mises à jour vers un point précédent (notez qu'il est impossible de revenir avant le date du point de reprise). Cette fonction a deux variantes :
Retourner en arrière vers une date précise :
urpmi.recover --rollback <date>
La date peut être une durée (par exemple, « 2 heures plutôt ») ou une date selon le format suivant : « YYYY-MM-SS hh:mm ».
Revenir en arrière selon un nombre de transactions :
urpmi.recover --rollback <nombre de transactions>
Dans les deux cas, prenez garde de ne pas revenir avant la date du point de reprise.
Une fois la date du point
de reprise définie, lorsque vous utiliserez urpmi,
urpme ou directement rpm pour gérer vos
logiciels, le vieux RPM sera conservé dans
/var/spool/repackage. Assurez-vous d'avoir
suffisamment d'espace disque pour entreposer tous les RPM
repackagés.
Techniquement, la
définition d'un point de reprise équivaut à écrire un fichier
/etc/rpm/macros.d/urpmi.recover.macros qui
s'impose au-dessus des macros RPM pour établir les fonctions de
repackaging de rpm. Vous pouvez changer le
%_repackage_dir si vous désirez éviter de
conserver les RPM repackagés dans
/var/spool/repackage.
Si vous désirez désactiver les fonctionnalités de retour en arrière et de repackaging, ainsi que nettoyer le répertoire, utilisez urpmi.recover --disable. Soyez prudent, il ne sera plus possible d'effectuer des retours en arrière.
urpmi possède un
équivalent plus sûr : rurpmi. Il est très
similaire à urpmi, et possède une gamme de fonctionnalités
limitées. Il a été conçu pour être utilisé par des usagers n'ayant
pas les droits d'administration root, mais
plutôt les privilèges sudo seulement. Ceci
prévient les abus pouvant compromettre le système.
La syntaxe de rurpmi est similaire à urpmi, mais prévient l'installation arbitraire de RPM. Ils doivent provenir d'une source média enregistrée. Aussi, certaines options dangereuses sont également interdites. Consultez le man page de rurpmi(8) pour en avoir la liste.
L'outil pour désinstaller des RPM se nomme urpme. Par exemple :
urpme <liste des paquetages>
Cette commande tentera de supprimer tous les paquetages listés ainsi que leurs dépendances. Il refusera de désinstaller les paquetages « importants » (faisant partie du système de base, par exemple).
Voir la man
page de urpme(8) pour
connaître toutes les options prises en charge par
urpme.
Notez que urpme n'est pas en mesure de détecter des paquetages inutiles. Par exemple, une bibliothèque qui n'est pas utilisée. Pour faire du nettoyage, rpm-find-leaves est un outil pratique. Il affichera tous les RPM présents sur votre système qui ne sont requis par aucun autre paquetage.
urpmf est une sorte de grep pour la base de données de urpmi (la BD de tous les RPM d'un média). Par défaut, il cherchera dans les noms de fichiers contenus sur un média, mais une variété d'options permettent des recherches avancées.
Par exemple, pour trouver tous les paquetages commençant par
apache- :
urpmf --name '^apache-'
Le ^ est
l'indicateur de début de ligne standard utilisé dans les
expressions régulières.
Pour trouver tous les
paquetages contenant des fichiers dont le nom contient
/etc/httpd.conf.d :
urpmf /etc/httpd.conf.d
Pour trouver tous les
paquetages qui fournissent mail-server avec
leur version et leur numéro (-f) :
urpmf --provides -f mail-server
Consultez la man page de urpmf(8) pour plus d'exemples et la liste de toutes les options.
L'outil urpmq permet de rechercher dans la base de données de urpmi. Il permet plusieurs modes d'opération, en voici quelques-uns particulièrement intéressants :
urpmq -i package
Affiche les informations de ce paquetage (comme rpm -qi pour un paquetage installé). L'option --summary est similaire, mais retourne l'information résumée en une ligne.
urpmq --source package
Retourne l'URL d'origine du paquetage.
urpmq -d package
Affiche la liste de tous les RPM requis par le paquetage spécifié (récursivement).
Inversement, urpmq -R package donne la liste des RPM qui requiert le paquetage sélectionné.
Référez-vous à la man page de urpmq(8) pour en connaître toutes les options.
La gamme d'outils urpmi est conçue pour le mode texte. Vous pouvez également utiliser l'outil en mode graphique Rpmdrake. Il se compose de plusieurs parties accessibles en choisissant une des entrées du menu principal ++ ou directement en cliquant sur dans le Mandriva Linux Control Center.
Nous vous recommandons d'accéder à Rpmdrake via le Mandriva Linux Control Center.
Au démarrage, Rpmdrake effectue une recherche dans la base de données de paquetages disponibles. Puis, l'interface Installation de paquetages logiciel s'affiche.
La fenêtre se divise en quatre zones : la partie supérieure offre plusieurs options pour afficher la liste des paquetages disponibles. Cette liste se trouve au milieu à gauche. À sa droite s'affiche la description du paquetage sélectionné. Enfin, le bas de la fenêtre comprend la barre d'état avec deux boutons et des informations sur la taille des paquetages sélectionnés par rapport à la place disponible sur votre système.
![]() |
Note |
|---|---|
De plus, une barre d'état située dans la partie inférieure de la fenêtre affiche des messages concernant les actions en cours ou complétées. |
Dans, Figure 5.2, « Installation des
paquetages logiciels », le paquetage nommé
frozen-bubble-1.0.0-7mdk est sélectionné
dans la vue arborescente. Dans la zone de description, on
retrouve l'espace disque nécessaire, un intitulé (« Frozen
Bubble arcade game »), suivi d'une description
détaillée. Remarquez que la description peut être en
anglais.
La barre d'état vous informe de l'espace disque requis pour l'installation des paquetages que vous avez sélectionnés ainsi que l'espace disponible. Remarquez que l'espace requis peut être supérieur à la taille du paquetage en lui-même. Ceci est dû à la nécessité d'installer ses dépendances.
Lancez l'installation en cliquant sur . Une nouvelle fenêtre apparaît montrant la progression du processus d'installation. Si vous préférez quitter en n'installant aucun logiciel, utilisez .
Pendant la sélection, il se peut que vous choisissiez un paquetage qui a lui même besoin d'autres paquetages (bibliothèques ou autres nécessaires à son bon fonctionnement). Dans ce cas, Rpmdrake affiche un avertissement présentant la liste des paquetages nécessaires (dépendances). Vous pouvez soit accepter, soit Annuler l'installation (Figure 5.3, « Rpmdrake — alerte de dépendances »).
Il peut aussi arriver que plusieurs paquetages différents soient en mesure de fournir une même dépendance. La liste de tous les choix susceptibles de convenir vous sera alors proposée. Lisez les descriptions des options en cliquant sur les boutons et choisissez celui qui vous semble convenir le mieux.
Nous allons maintenant voir les fonctionnalités de recherche et de tri facilitant votre tâche d'administrateur :
Pour trouver un logiciel, entrez le nom (entier ou partiel), ou un mot en rapport avec ce paquetage dans le champ à côté du bouton . Puis choisissez où vous pensez que ce mot peut se trouver (dans le nom du paquetage, sa description, ou parmi les noms des fichiers contenus dans le paquetage). Cliquez sur et une nouvelle liste (Résultats de la recherche) apparaît, vous affichant les résultats que Rpmdrake a trouvés en interrogeant la base de données de paquetages.
Les différents choix de recherche sont :
Cette présentation reprend celle utilisée lors de l'installation de Mandriva Linux. C'est la plus facile, car seulement les paquetages jugés les plus utiles de la distribution seront affichés.
Au lieu d'une vue arborescente, une liste de tous les paquetages disponibles est présentée.
Arborescence de tous les paquetages triés par groupe fonctionnel (jeux, système, vidéo, etc).
Cette présentation est une liste plate où tous les paquetages sélectionnés pour l'installation apparaissent en premier, puis viennent les autres paquetages.
Une arborescence dans laquelle les paquetages sont classés selon le média auquel ils appartiennent (voir Section 1.3.4, « Le gestionnaire des médias »).
Dans ce mode, vous obtenez deux branches (si des mises à jour sont disponibles) : la première donne la liste des paquetages disponibles à l'installation, la deuxième affiche les paquetages installés pour lesquels une mise à jour est disponible.
Cette interface est identique à celle que nous venons de voir pour l'installation des paquetages (Section 1.3.1, « Installer des logiciels »), donc nous ne répéterons pas ici ses fonctions de bases.
Lorsque vous lancez Mandriva Linux Update, il vous demande en premier lieu de choisir un « dépôt » sur Internet pour aller chercher les mises à jour. Choisissez-en un situé dans un pays près du vôtre.
Une légère différence par rapport à l'interface d'« installation de paquetages » est que vous pouvez choisir quelle sorte de mise à jour vous souhaitez installer en les groupant de certaines façons. Vous pouvez sélectionner :
L'autre différence est la zone de texte supplémentaire (Raison de la mise à jour) sous la description du paquetage. Elle fournit des informations sur la raison de cette mise à jour. Cela peut vous aider à décider si telle ou telle mise à jour est utile ou non. C'est particulièrement utile si vous avez une connexion Internet lente ou si vous payez au volume transféré.
Cette partie de Rpmdrake est dédiée à la définition des médias de paquetages disponibles. Comme vous pouvez le voir dans Figure 5.4, « Le gestionnaire de médias », certains médias sont déjà disponibles : « Main », « Contrib », etc. Avec cet outil, vous pouvez ajouter d'autres médias logiciel : un CD que vous avez récupéré contenant des RPM, un média réseau sur Internet, etc.
Les cases à cocher sur la gauche vous permettent de désactiver temporairement un média : lorsque la case n'est plus cochée, les paquetages de ce média n'apparaîtront plus dans l'interface d'installation ou de mise à jour des paquetages logiciel.
Décochez cette boîte pour désactiver temporairement le média correspondant. Les paquetages que ce média contient ne pourront pas être installés à moins que vous ne réactiviez ce média.
Cette boîte doit être cochée à côté du média de mise à jour, c'est-à-dire celui qui contient les paquetages de mise à jour. Ainsi, seuls les médias de mise à jour seront pris en compte lorsque vous chercherez des mises à jour.
Différentes actions peuvent être réalisées sur les médias via plusieurs boutons.
Permet de supprimer un média que vous ne souhaitez plus utiliser. Sélectionnez le média à enlever de la liste, puis cliquez sur ce bouton.
Permet de
changer les paramètres du média sélectionné, comme l'URL ou
le chemin relatif vers le fichier
synthesis/hdlist.
Vous pouvez paramétrer un média afin qu'il soit accessible par l'intermédiaire d'un mandataire spécifique en cliquant sur . Vous pouvez aussi définir un mandataire global pour tous les médias distants en cliquant sur depuis l'interface principale.
Cette option permet
aussi de passer des fichiers hdlist aux
fichiers synthesis.
Ce bouton permet d'ajouter toutes les sources officielles de paquetage à partir de dépôts Internet. Cette option est pratique si vous avez une connexion Internet rapide ou si vous avez seulement le premier CD d'installation sous la main. Choisissez un miroir situé à proximité près de chez vous.
Une fois que vous avez choisi votre miroir et cliquez sur , l'information relative aux paquetages de la source choisie est téléchargée et vous pouvez installer ou mettre à jour tous les paquetages abrités par cette source média.
Permet d'accéder à une nouvelle fenêtre pour ajouter un nouveau média.
Vous obtiendrez une liste de tous les médias configurés. Vous pourrez ainsi choisir ceux que vous souhaitez mettre à jour : cliquez sur le bouton pour lancer la mise à jour. Ceci est notamment utile pour les médias distants auxquels sont ajoutés de nouveaux paquetages.
Il est important que les nouveaux paquetages logiciel que vous installez soient authentifiés. Pour cela, chaque paquetage peut être signé électroniquement avec une « clé », et vous pouvez autoriser/interdire des clés pour chaque média. Sur Figure 5.5, « Rpmdrake — gestion des clés », vous pouvez voir que la clé de Mandriva Linux est autorisée pour le média « Installation CD ». Cliquez sur pour autoriser une autre clé pour ce média (attention, procédez avec précaution, comme pour toutes les questions relatives à la sécurité de votre système), et sur pour enlever la clé du média sélectionné.
Si votre ordinateur est placé derrière un pare-feu, mais que vous souhaitez néanmoins utiliser les possibilités qu'offre Rpmdrake d'accéder à des médias sur Internet (pour les mises à jour notamment), il peut être nécessaire de passer par un serveur mandataire (ne serait-ce que pour l'accès à certains serveurs de paquetages). Remplissez le champ Nom du serveur mandataire et éventuellement les Nom d'utilisateur et mot de passe pour se connecter au mandataire. Confirmez alors votre configuration en cliquant sur .
Si vous utilisez un grand réseau d'ordinateurs, vous pouvez souhaiter installer un paquetage logiciel sur tous les ordinateurs, en parallèle ; ce bouton ouvrira une fenêtre vous permettant de configurer le mode « Parallèle ». Consultez la man page pour plus d'informations à propos du mode parallèle.
Cette boîte de dialogue permet de changer d'utilitaire de téléchargement des nouveaux paquetages, et de désactiver la vérification des paquetages par rapport aux clés de chiffrement. Ces choix sont utilisés pour toutes les sources.
Ces boutons permettent de changer l'ordre dans lequel les sources sont prises en compte lorsque le système essaye d'installer un paquetage.
Le mode parallèle de Rpmdrake permet de gérer
les paquetages de manière globale sur tout un groupe de
machines. Cela simplifie sensiblement l'administration d'un
grand nombre de machines comme un réseau local. Assurez-vous que
les paquetages park-rpmdrake,
urpmi-parallel-ssh et
urpmi-parallel-ka-run sont installés.
![]() |
Note |
|---|---|
Cet outil n'est disponible qu'en mode expert. Choisissez le menu → puis rendez-vous dans la section Gestionnaire de logiciels du Centre de contrôle Mandriva Linux. |
Une fois l'application ouverte, utilisez le bouton pour créer un nouveau groupe de machines : choisissez lui un Nom, sélectionnez le Protocole à utiliser (ssh dans notre exemple), puis cochez les réseaux à scanner (pour détecter les machines) ou ajoutez de nouveaux réseaux (par défaut, seul le réseau local est listé). Cliquez enfin sur .
Attendez la fin du scan réseau, puis cochez les hôtes à incorporer au groupe.
Le mot de passe
root vous est alors demandé pour chacun des hôtes
sélectionnés.
![]() |
Note |
|---|---|
Afin que le mode parallèle fonctionne, il est nécessaire que tous les hôtes du groupe soient disponibles. |
Il suffit de sélectionner le groupe à gérer puis presser le bouton . Vous pouvez alors installer des paquetages sur tous les hôtes du groupe comme vous le feriez pour une seule machine.
Il est aussi possible d'utiliser la ligne de commande :
urpmi --parallel <group_name> <package_name>
En utilisant
urpmi --parallel Conception gimp, vous
installerez GIMP sur tous les ordinateurs faisant partie
du groupe Conception.
Pour supprimer un paquetage d'un groupe de machines, utilisez :
urpme --parallel <group_name> <package_name>
Par exemple, lancez
urpme --parallel Conception gcc pour enlever le
compilateur C des machines du même groupe.